La discipline est là pour rester. L’augmentation des utilisateurs et la croissance du nombre de réseaux au Québec nous le démontrent bien, la demande est là. Pas besoin d’être un mordu de vélo de montagne pour apprécier. Il suffit d’aimer jouer dehors, vouloir varier ses activités de pleins airs selon les conditions et l’achalandage ou désirer se garder les cuisses en forme pour l’été à venir.

Si vous êtes de ceux qui aiment rouler sur la neige, voici quelques questions à vous poser avant d’acheter un fatbike.

En moyenne combien de fois par hiver vous pratiquez le fatbike?

Malgré l’augmentation de la demande, l’offre peut être dispendieuse ; surtout quand on a déjà un vélo de montagne, un vélo de route, des skis de fond, des skis alpins, etc. Un fatbike d’entrée de gamme coute environ 1 000$ dans une boutique spécialisée. Vous en trouverez des moins chers, mais n’oubliez pas que les bonnes marques ont pensé la géométrie et les composantes différemment pour vous assurer une bonne expérience.

Habitez-vous à proximité d’un réseau ?

Le fatbike, c’est un gros vélo. Les pneus d’un minimum de 3,5’’ de largeur prennent beaucoup de place et n’entrent pas sur un support à voiture régulier. Certaines marques ont pensé à des accessoires (panier et housse) pour que votre gros vélo puisse y entrer et être bien protégé du sel de la route, mais il faut le planifier à votre budget.

Avez-vous un endroit pour nettoyer et entreposer votre fatbike?

Comme tout vélo, il nécessite un nettoyage, un entretien régulier et une place pour faire dodo au chaud. Plus vous roulerez sur la route, dans le sel et la sloche, plus votre vélo aura besoin d’amour.

En attendant, la location est toujours une option sympathique. À Mont-Tremblant, on vous offre bike in / bike out, on entretien le vélo, on le lave, on l’entrepose et certaines boutiques vous créditerons même votre location si vous décidez d’en acheter un… Que demander de mieux ?

Ceci dit, si vous avez des doutes, visitez une boutique. Ils sauront vous éclairer !

 

Paru dans le Tremblant Express, décembre 2017

Quand vient le temps de changer de vélo, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver avec tous les nouveaux formats et standards qui sont apparus dans les dernières années. Soyez sans crainte ; votre vélo n’est pas soudainement désuet, moins rapide ou moins bon simplement à cause de la dimension de ses roues. Le terrain et les technologies ont bien changé au cours des dernières années et il est normal que les vélos suivent le courant.

 

Certaines personnes vous diront que l’endroit où vous rouler doit être pris en considération. À moins de toujours rouler sur le même type de terrain, chacun a ses forces et ses faiblesses. Il existe quand même quelques principes de bases, mais c’est d’abord et avant tout une question de préférence et de sensation personnelle.

 

27,5 pouces de diamètre (2,1 à 2,6 pouces de largeur)

Ce vélo vif et réactif saura combler les pilotes agressifs autant en montée qu’en descente. Il se relance très bien et répond rapidement. Il peut donc vous offrir quelques centièmes de seconde qui peuvent aider à se faire pardonner lors de situations critiques. Il est plus facile à manœuvrer dans les courbes, mais demeure beaucoup plus affecté par les roches et les racines.

 

29 pouces de diamètre (2,1 à 2,6 pouces de large)

Lesridersqui sont habitués avec du 27,5 pouces de diamètrepourraient avoir l’impression d’avoir un vélo trop grand, mais la géométrie est évidemment adaptée en conséquence. Comme les roues heurtent moins les obstacles et qu’il perd moins de vitesse, il est plus facile à manœuvrer. Il offre une meilleure traction, étant donné que la surface de contact au sol est plus grande. Sur un terrain plat et si la vitesse compte, il sera avantagé.

 

Fatieou le « 27,5 Plus » (2,8 à 3,0 pouces de large)

Sa grande caractéristique est que ses pneus sont plus larges… mais pas aussi larges qu’un fatbike (3,5 à 5,5 pouces de large). Comme il conserve un volume d’air plus grand, il permet de rouler avec moins de pression (16 à 22 psi) ce qui le rend très confortable et offre plus encore de traction que le 29pouces. Il inspire également confiance parce qu’il permet de rouler mieux au-dessus des obstacles. Les débutants le préfèreront sans doute. Certains tests ont même révélé que malgré sa surface de contact plus importante, il était plus rapide qu’un 27,5 traditionnel et plus qu’un 29 pouces dans certaines conditions.

 

Finalement, essayer différents modèles représente une bonne façon de se faire une opinion. Notez Le Tailgate à votre agenda (lancement de saison et démos) qui aura lieu le 12 mai.

 

Paru dans le journal Tremblant Express, avril 2018.

L’envie de jouer dehors s’accentue à mesure que la température se réchauffe. Les conditions en sentier varient toutefois selon l’heure de la journée, la température des jours précédents, etc. Il n’est pas toujours évident de s’y retrouver, mais si on planifie bien, le printemps peut-être l’une des plus belles périodes pour rouler en fatbike.

 

La règle d’or

Lorsque que la température monte au-dessus de zéro, on ne roule pas. C’est un impératif qu’il est important de respecter. Autrement, on peut causer des dommages difficilement réparables. Votre prochaine expérience et celle des autres dépendent de cette règle d’or. Notez également que si la température ne redescend pas sous les -3 degrés Celsius la nuit suivant un redoux, la surface ne durcira pas suffisamment et nous contraindra à patienter davantage.

 

Gardez-vous une plage horaire ouverte de quelques jours pour être prêt à changer la date de votre promenade, surtout si vous planifiez louer votre fatbike. Souvenez-vous que plus il fera froid, mieux ce sera.

 

Où rouler ?

Planifier vos sorties le matin aidera à rouler sur une surface dure. Si cette dernière ramollit, évitez les pentes abruptes comme dans la Cachée, l’Écureuil et la section de la Chouette du côté chemin des Quatre-Sommets. Restez loin des sentiers plus exposés au soleil comme la Lynx, la Chouette, l’Écureuil et priorisez la Diable, Les Pins, la Gorge et la Sciotte. Pensez également à diminuer la pression de vos pneus. Commencez par prendre le départ avec un maximum de 6 PSI et diminuez-la si vos roues creusent trop le sentier.

 

Évidemment, la fonte des neiges entraine une accumulation d’eau en sentier et cette dernière peut geler. Il vous faudra donc redoubler de prudence, car il peut y avoir plus de glace qu’en plein hiver. Les cyclistes équipés de pneus cloutés seront avantagés.

 

Finalement, si vous répondez « oui » à l’une des trois questions suivantes, ne restez pas dans les sentiers.

La profondeur de la trace que laissent mes pneus est-elle d’un pouce ou plus?

Ai-je de la difficulté à avancer en ligne droite ?

Dois-je descendre du vélo pour réussir une faible montée ?

 

Bonnes randonnées !

Paru dans le Tremblant Express, mars 2018.

Quand on joue dehors en plein hiver, on doit prioriser des vêtements qui respirent et qui nous protègent du vent. Si vous êtes adepte de plein air, vous avez surement recours à l’habillement par couches superposées, ou pelures d’ognon (plusieurs couches qu’on enlève au fur et à mesure qu’on se réchauffe).

 

À moins que vous soyez à la recherche de performance, il est préférable de prioriser le confort et la chaleur. Notez que les produits ci-dessous sont disponibles dans la majorité des boutiques spécialisées de vélo de Mont-Tremblant ; soit Cybercycle, Bicycle Quillicot ainsi que L’âme du Sport La Source du Sport. Si vous avez plus de questions, les conseillers en magasin sauront vous aiguiller.

 

Les bottes
J’ai toujours cru qu’il valait mieux opter pour des bottes moins chaudes, mais plus légères. Toutefois, à – 30 °C, l’expérience est bien plus agréable avec une bonne paire de bottes bien isolées, même si l’on perd un peu en performance. Rappelons que les pédales sont en métal, un élément conducteur de froid.

Il existe des bottes avec clip. Elles sont pratiques, mais pas autant qu’en période estivale. En fatbike, on se doit de garder une cadence lente, car des coups de pédale en force réduisent immanquablement la traction.

 

Les mains
Évidemment, les mitaines sont plus chaudes, mais peuvent rendent le freinage difficile. Les gants à trois doigts, qui ressemblent à des pinces de homard permettent de bien tenir nos poignées, de freiner à un doigt et réduisent les pertes de chaleur. Par temps plus doux, les gants traditionnels vous garderont au chaud, mais rappelez-vous que vos bras sont moins actifs qu’en ski de fond et que les freins sont également conducteurs de froid.

Dans certains points de location, vous trouverez même des protège-mains fixés au guidon, inspirés de la motoneige. Et parce que plus il fait froid, plus les conditions sont généralement bonnes, les chauffe-mains (HotShots) peuvent s’avérer d’une grande utilité.

 

Pour boire
Les petites enveloppes pour les tuyaux de poche d’eau n’empêcheront pas cette dernière de geler. Remplir sa gourde d’eau chaude et souffler dans le tuyau après votre gorgée pour y éliminer l’eau peut aider. Il existe également des gourdes isolées.

 

Pour les yeux
Les lunettes de ski peuvent s’embuer quand on dégage de la chaleur. L’idéal est de porter des lunettes qui protègent du vent et qui laissent circuler l’air entre la monture et votre visage.

 

Le conseil du chef « damage », Philippe Poirier – Cybercycle
Débutez votre randonnée avec un maximum de 10 PSI dans vos pneus. Si la surface de roulement est molle, dégonflez-les. Vous aurez plus de contrôle et endommagerez moins les sentiers.

On veut tous garder notre réseau de sentiers en bon état… du moins c’est ce que l’on espère ;)… mais à l’automne, c’est difficile de s’y retrouver et de savoir quand il est bon ou non de rouler.

 

Sachez qu’il n’y a pas de ligne directrice super claire mais les quelques points ci-dessous vous aideront à choisir quels sentiers rouler et ainsi vous assurer une bonne expérience.

 

Tout d’abord, consulter la page : Condition.

 

Comme on ne passe cependant pas notre temps à ouvrir et fermer les sentiers à chaque fois qu’il pleut, on fait confiance à votre gros bon sens! L’automne, comme les températures sont plus froides, les sentiers prennent beaucoup plus de temps à sécher. Ils sont donc plus mous et s’endommagent plus facilement. Ceci étant dit, on ne roule pas lorsqu’il pleut.

 

Le gel et le dégel de la surface de roulement rendent les sentiers très vulnérables. Les dommages causés lors de ces périodes sont encore plus difficiles à corriger. Si les températures descendent sous zéro durant la nuit et qu’elles remontent, les sentiers ne s’assècheront pas avant d’être bien réchauffés par le soleil. Donc on ne roule pas suivant un gel. On pourra y aller une fois que nous aurons eu un minimum d’une demie journée de réchauffement.

 

Si le sol gèle mais ne dégèle pas durant le jour, bonne nouvelle, vous pouvez rouler!

 

On roule dans des sentiers qui se drainent bien comme Deer Mountain, Jazz, Les Pins et Diable.

 

On ne roule pas dans les sentiers fermés parce qu’ils sont plus à risque.

 

En gros, si vous laissez votre trace, retournez à la maison. Respecter ceci et les fermetures de sentiers c’est aussi aider à ce que nous puissions tous rouler dans de bonnes conditions au printemps prochain.

 

Finalement, malgré tout, on rencontre à l’occasion de la boue. Contrairement à ce que plusieurs croient, il est souvent préférable de rouler dedans au lieu de la contourner. Passer à côté cause de l’érosion et élargit inutilement les sentiers.

 

Continuer de nous suivre pour connaître l’état des sentiers et bien planifier vos sorties.

Merci de penser à tous les autres utilisateurs!